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Publié le par Sébastien Bonnement

Atelier de Pratique Artistique… c'est le nom officiel des ateliers qui nous permettez d'exercer nos "talents" sur les équipements de la section, en dehors des cours, et souvent en soirée ! Citons, entre autre : l'atelier photo, vidéo, infographie, sérigraphie, forge, céramique, et j'en passe des bonnes et des pas mûres ! C'était aussi l'atelier théâtre. Celui dont je veux vous parler, c'était l'atelier de théâtre de marionnettes, qui a permis de financer (un peu) la compagnie "Che Panses Vertes", et de faire vivre une expérience assez exceptionnelle à bon nombre d'entre nous.

Le premier travail de cet atelier en 1989, fut de monter un spectacle sur la Révolution Française : nous étions en plein bicentenaire (souvenez vous du défilé de Découflé...). Non, le défilé sur les Champs Elysées, ce n'était pas nous !
Pour faire rapide, nous avions donc monté un spectacle (de l'écriture à la réalisation) que nous avions peaufiné sur deux années.
La première représentation, ou plutôt "présentation des travaux en l'état", c'était le 31 Mai 1989, dans l'amphi du lycée. Le spectacle fut baptisé "1989 Regards 1789" (programme officiel ci-contre).
L'histoire : "Un soir, dans un vieux livre récemment redécouvert, Pauline décide de retrouver son ancêtre Jean, qui a légué à ses descendants l'histoire de sa vie. dès lors un pont invisible, où Pauline et Jean se rejoignent, unit le 20ème te le 18ème siècle."
En plus de la compagnie Amiènoise, nous étions supportés par les professeurs : LE prof Fufu, Sylvie Vénard (prof d'histoire), et de V. Euriot (là, je sèche, je ne me souviens plus de ce ou cette prof... désolé).
La deuxième représentation au lycée, eut lieu un an après, le 21 Mai 1990, sous le titre "Mais que font-ils de 19h à 23h ? ". L'explication de ce titre se retrouve dans le "picth" du programme : "C'est la question que se sont posée bien des gens dans la cité scolaire le mardi soir. Les maîtres d'internat, qui s'étonnaient d'une étude étrangement vide... les CPE, qui s'inquiétaient d'un retour de plus en plus tardif... les professeurs enfin, qui se perdaient en conjectures sur les yeux bouffis de leurs élèves le mercredi matin..."

Cette année, les participants au spectacles étaient Claire Grattepanche, Luc Eléouet, Carole Damiens, Cécile Desmet, Céline Larvor, Elizabeth Tireau, Laétitia Lambot, Cyrille Leblond, Stéphane Pruvost, Séverine Martin D. et moi-même.
Je me souviens entre autre de Cécile à la console lumière, de Séverine qui jouait Pauline, la seul actrice en tant que tel, puisque tous les autres étions "cachés" derrière des marionnettes ; Claire et Babeth étaient (entre autre) dans le poste de radiophonie, et moi je manipulais le fameux Jean, à trois âges différents (voir photo). Cyrille, Luc, Stéphane, Laétitia et Carole se partageaient les autres rôles.

Je me souviens aussi que la sonorisation était composé de la chaîne hifi personnelle de Sylvie Baillon ! La musique du final (la seul) était le Te Deum de Mozart, à partir d'un 33 tours vynil... vous imaginez le calage qu'il fallait faire pour faire partir le bon passage (Le lacrymosa)... c'était Eric (le conjoint de Sylvie) qui s'y tenait.
Il y avait même un passage avec effets spéciaux : la radio s'est mise à fumer... avec un fumigène en poudre, dans une feuille de papier aluminium, qui fallait allumer avec une allumette !

Les décors et quelques marionnettes ont longtemps hanté certaines salles de classe ou réserve ! Les avez-vous vus ?

Quelle belle expérience, quel beau souvenir... 



Sylvie Baillon et Eric Goulouzelle le soir de la représentation en 90. Un grand merci à eux pour cette aventure ! 

Publié dans L'atelier Théâtre

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Sylvie Baillon 04/10/2010 00:46


Et bien ... ça me rappelle de bons souvenirs, vraiment ! j'espère que vous faites tous des choses très intéressantes dans la vie !
Amitiés. Sylvie b


Sébastien Bonnement (Bonny) 27/08/2008 15:57

J'ai oublié de préciser le crédit photo : Cyrille Leblond pour les photos couleurs, et moi-même pour celle de Sylvie.
Rendons à César...

FBEGNEZ 24/08/2008 20:43

comme un parfum d'acetone qui me revient...

Cyrille LEBLOND (dit Gadgeo) 23/08/2008 00:43

Trou de mémoire aussi pour le nom du produit qui ressemblait à un tissu épais mais qui se ramollissait à l'acétone. Qu'est-ce qu'on a pu se cramer les doigts et s'en prendre plein les narines.
Je dois avoir d'autres photos du décor avec la fameuse chaise Rietveld noire et des touches de rouges, jaunes et bleus, un classique du mobilier. Elle doit surêment traîner dans un coin… ???
Et puis pour les rôles, j'avais un "second" rôle puisque je jouait le mari de Pauline au tout début, j'enfilais mon impermébable (d'où peut-être le surnom de Gadgeo, référence à l'Inspecteur Gadget) et je quittais la scène pour prendre place derrière la bibliothèque à manipuler Jean et sa charrue en autre.
Expérience inoubliable en tous cas et qui a fondait de grandes relations entre nous.

sébastien Bonnement (Bonny) 22/08/2008 21:36

Pour le nom du "super produit" qui se déformait à l'eau, et devenait dur au séchage... je ne m'en souviens plus ! Désolé... peut-être que quelqu'un d'autre s'en souviens ?